Je triche un peu, cet article est programmé parce que je savais que je n’aurai pas le temps de l’écrire, je vous fais des infidélités avec des vrais gens de la vraie vie que j’aime ! *hippie sous LSD*
Bref.
L’autre nuit, j’ai fait un rêve franchement étrange. Ce n’était pas un cauchemar, même si ça aurait pu l’être vu le contenu. Je vous raconte.
J’ai la tête sur le billot, je vais mourir. J’ai été condamnée, pour une raison que je ne connais pas, à la décapitation à la hache. Et cette hache, c’est mon père qui la tient. Mais je n’ai pas peur, je suis d’un calme olympien.
La hache s’abat. J’ai un souvenir vraiment très net de cet instant, même plusieurs jours après. Je me suis sentie mourir, c’était vraiment particulier. Un peu comme quand on fait un malaise, mais en plus progressif. Je sentais le sang couler sur mes épaules, je me suis sentie glisser du billot. Je me suis enfoncée dans du coton, comme attrapée par un sommeil très lourd. C’était très … doux, en fait. Très calme et apaisant. Je vois le classique couloir et une lumière au bout.
Ma tête n’a pas été tranchée complètement, je m’endors presque.
Et je me réveille dans ma chambre, chez mes parents. Mais pas dans mon lit, sur un matelas.
Je descend prendre mon petit-déjeuner, en prenant bien garde d’avertir : Non, je ne suis pas un zombie. Oui, je vais bien. Juste un peu étourdie. Je fais attention à ne pas faire de mouvements brusques, de peur que ma tête ne bascule. Tout autour de mon cou, il y a une plaie tout juste refermée, rouge et à vif.
J’explique à mon père que c’est l’occasion de convaincre mes juges que je ne dois pas mourir, leur faire croire que c’est un signe divin. Je panique enfin un peu, je me mets à pleurer parce qu’il ne croit pas que ce soit possible et il se voit déjà devoir recommencer.
Voilà, c’est tout ce dont je me souviens, à peu de choses près. Je me suis réveillée juste après, le rêve parfaitement en tête, il était 4h01 et je me suis rendormie sans aucune difficulté. Au matin, le rêve était toujours là
Dans l’Encyclopédie des Symboles, sur laquelle je me suis ruée le lendemain matin, il n’y a qu’un court paragraphe sur la décapitation mais qui n’a fait que confirmer ce que je croyais.
Je sais qu’on interprête généralement plutôt des rêves récurrents, mais une sensation aussi nette, je n’ai pas envie de la laisser s’échapper.
Pas mal de sociétés « tribales », les Celtes notamment, décapitaient leurs ennemis tombés au combat, car leur tête aurait pu leur permettre de ressusciter. De plus, trancher la tête d’un ennemi permet aussi de s’octroyer sa puissance spirituelle, son esprit.
Il s’agit aussi, plus simplement, de mettre fin à des mécanismes, des fonctionnements.
Je n’avais pas peur dans mon rêve car la décapitation n’était pas une chose angoissante en elle-même, ce n’est que la peur de la mort ou celle d’être jugée injustement qui s’est manifestée à la fin du rêve, mais pas celle du détachement en lui-même.
Quelque chose s’est écoulé de moi, une fois la tête tranchée. Puis, je suis revenue à la vie.
Avec l’aide de mon père, j’ai tranché quelque chose, je l’ai laissé partir et je suis revenue à moi, nouvelle. Ce n’est que la peur de mes juges qui m’a fait revenir à la peur, autrement, je me sentais très légère et libérée. Comme si un énorme poids m’avait été ôté de la poitrine et que je pouvais respirer de nouveau.
Rien dans ce rêve ne m’étonne. Il y a des choses dont je dois me débarrasser, de vieux fonctionnements qui m’empêchent d’avancer. Je dois me détacher, au sens propre, de certaines choses. Et ça, je le réaliserai avec l’aide de mon pôpa.
Oui, Mr. Le Subconscient, j’ai pigé la leçon. ^^