Où rien ne se passe comme prévu…

Bien.
Faire sortir les mots n’a jamais été aussi difficile. Je me réjouissais de ce Beltane à l’avance, passer du temps en forêt auprès du Hêtre, le rencontrer, l’apprivoiser, dormir sous la tente avec Marc, faire des chamallows grillés et des patates sous la cendre… Faire abstraction du monde et hurler à la lune.
Quand Marc a annulé, j’ai ravalé ma déception (non sans avoir hurlé un peu, mais ce n’était pas de sa faute ce sont les aléas de ce putain de « vrai » monde). Quand les copains se sont désistés, les uns après les autres (pour des raisons toujours très valables), j’ai fait bonne figure pour Gwenn qui pétait les plombs alors qu’elle venait de passer deux mois à tout organiser. Parce que je ne voulais pas la laisser seule, tout en sachant que je ne pouvais pas faire grand chose…
Quand le temps s’y est mis, au diable ! Tant qu’on était auprès du Hêtre, ensemble, rien d’autre ne comptait… Qu’il pleuve donc, ça m’empêcherait pas de profiter de mon week-end. L’atmosphère devenait irrespirable, il *fallait* que je prenne quelques jours, loin.

Alors je suis partie de Brest, 15 kilos de barda sur le dos et le cœur léger. Retrouvailles à Rennes, retrouvailles à Paimpont, un sandwich et un thé et nous voilà partis. Gwenn et moi, en stop, sous une pluie timide. Stop très infructueux qui nous a fait marcher 5 kilomètres sous la flotte/bruine… Au loin, le Mordor et le Hêtre.

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De l’esprit créatif – Citation de Pearl Buck

Un fragment, très court. Cette citation a manqué de me faire pleurer tellement… Tellement, quoi. Donc je la partage. Je pense que certains de mes lecteurs s’y reconnaitront très très beaucoup.
De nouvelles portes s’ouvrent. Merci, très chère et estimée collègue, je lis… :)

« Quel que soit son domaine de création, le véritable esprit créatif n’est rien d’autre que ça : une créature humaine née anormalement, inhumainement sensible. Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un bruit, une infortune est une tragédie, une joie devient extase, l’ami un amoureux, l’amoureux est un dieu, et l’erreur est la fin de tout. Ajoutez à cet organisme si cruellement délicat l’impérieuse nécessité de créer, créer, et encore créer – au point que sans la possibilité de créer de la musique, de la poésie, des livres, des édifices, ou n’importe quoi d’autre qui ait du sens, il n’a plus de raison d’être. Il doit créer, il doit se vider de sa créativité. Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure, inconnue, il n’est pas vraiment vivant à moins qu’il ne soit en train de créer. »

Pearl Buck (1892 – 1973)

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Mon cerveau, l’hypersensibilité et moi … II : La crise d’angoisse pour les nuls.

Allez, ça faisait longtemps que je ne m’étais pas un peu attardée là-dessus.
Faut dire que, ces derniers temps, ça allait plutôt pas mal. Je retrouve confiance en moi sur un tas de trucs, et même si certaines choses stagnent et me lassent (je ne donnerai pas de nom mais Dieux que j’y pense fort) d’autres avancent à grands pas et j’ai plein de projets pour la suite.
Et puis pouet… J’ai eu une quinzaine de jours pleine de relouteries, là. Des règles qui durent 12 jours, un épisode de mycoses et un rhume qui traîne en longueur. De quoi me fatiguer et coller ma tolérance nerveuse à rude épreuve. J’ai bien tenu le coup jusqu’à y’a quelques jours. Out of the blue, alors que j’en avais pas fait depuis… Piou, longtemps. Crise d’angoisse. La grosse qui pique partout. Tellement que j’ai mis presque une semaine à me sortir la tête du machin et à rationaliser un peu. Et ça m’a donné envie d’essayer (et je dis bien essayer parce que l’exercice est ardu) d’expliquer comment ça se passe la crise d’angoisse dans la tête de l’hypersensible que je suis.

Avant de poursuivre, et si vous ne l’avez pas lu, il faut lire l’épisode I : Mon cerveau, l’hypersensibilité et moi.
Et vous pouvez aussi lire l’article d’Une Chambre à moi, qui est très bien.

Reprenons.
Déjà, tous les hypersensibles ne font pas de crises d’angoisse. Et toutes les crises d’angoisse ne sont pas le fait d’hypersensibles. Enfin, toutes les crises d’angoisse ne se ressemblent pas. Certains vont avoir des symptômes très clairs : la spasmophilie, la tétanie… D’autres vont juste… Claquer un plomb. Comme moi. D’un seul coup, ça fait comme un court circuit et plus rien ne fonctionne comme ça devrait fonctionner.
Ça a démarré pour une raison idiote dont je n’ai pas envie de parler mais qui touche à une chose à laquelle il ne faut pas toucher : Mon ego et ma peur d’être abandonnée. J’ai une peur panique de l’abandon. J’ai peur du noir, j’ai peur d’être seule et qu’on s’occupe plus de moi. J’ai peur qu’on arrête de m’aimer (et rien que de l’écrire là, à tête reposée, j’en ai les larmes aux yeux, je vous laisse imaginer hein). Bref. J’avais mes règles, j’étais déjà borderline et puis, une discussion sur le net a mal tournée. Mon interlocuteur et moi, on s’est pas compris du tout et paf.
Dans la minute qui a suivi, une vague de froid m’a saisi des orteils jusqu’à la racine des cheveux. La même qu’on ressent lorsque… Je sais pas… On se retrouve seul dans un ascenseur en panne ? On se réveille dans un cercueil à 6 pieds sous terre ? Quelque chose du genre. A partir de là, je le savais pas encore mais je ne raisonnais plus. Je me suis braquée et je suis passée hors ligne sur tous les modes de communication moderne. J’avais froid. J’avais chaud. Je tremblais de partout. Je pleurais. J’ai pu en parler avec deux personnes extérieures qui ont vu un peu les mêmes choses que moi, ce qui m’a conforté un peu dans mon truc (je vous blâme pas les gens, je vous aime, juste j’essplique ^^). Ensuite, j’ai été en colère. Très. Le genre de colère qui te vrille les tripes et te file la gerbe. Et d’un seul coup, je m’observais de l’extérieur. Je subissais les choses sans avoir la plus petite possibilité d’intervenir dessus.
Pourquoi ils font ça ? Comment ils osent se trouver des des excuses bidon ? Ça sent le vieux traquenard fait exprès pour pas me voir. Pourquoi est-ce que je suis mise au courant si tard ? Pourquoi est-ce qu’ils ont choisi ça ?
Bref. Tout tournait en rond dans ma ptite tête et quand je n’étais pas en train de cogiter, j’observais mon corps avoir des réactions aberrantes que je ne contrôlais pas du tout. J’avais des frissons, j’ai même été jusqu’à vomir (ce qui ne m’était jamais arrivé pendant une crise). Subitement, quelques unes des personnes que j’aime le plus au monde me tournaient le dos délibérément. Et ça, c’est juste pas envisageable pour moi.
Ça a duré toute la journée, partagée entre la colère, l’incompréhension (une petite voix, mais vraiment petite, continuait de se demander pourquoi au juste ce qui se passait se passait), la tristesse et la trouille. Je postais des messages cryptiques sur Twitter tout en étant injoignable, ma façon de faire culpabiliser les responsables.

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Sur ma tête…

L’autre jour, je procrastinais sur internet (for a change). Je lisais des blogs de païens divers et variés. J’ai donc eu l’occasion de m’apercevoir qu’un des grands sujets de discussion sur les foras et blogs anglophones, c’est la modestie. Modesty. Un genre de mélange entre l’humilité et la modestie, teinté de discrétion… Dit comme ça, moi je trouve que ça fait très XIXe siècle. Mais j’ai fini par lire un article avec lequel j’étais vraiment d’accord : With All Due Modesty. Pour les non-anglophones, je résume : L’auteure explique que, pour elle, la modestie n’est pas une affaire de fringues mais de façon de vivre. On peut-être modeste en corset comme voilée, une femme modeste étant une femme qui n’a pas besoin de faire de son corps le centre de son attention (que ce soit en le cachant excessivement ou en le montrant excessivement). Je suis tout à fait d’accord avec ça, à partir du moment où l’on accepte son corps et où l’on se débarrasse de toute honte à son sujet, on peut alors être pleine de « modesty ». D’humilité. Ce corps est à moi, j’en suis fière, je n’éprouve aucun besoin particulier quant à le montrer ou non, je me contente de l’habiter et de l’aimer.
De fil en aiguille, j’ai découvert que de nombreuses païennes se voilaient les cheveux. Plusieurs témoignages sont regroupés (j’ai un peu la flemme de traduire, mais si ça intéresse du monde, demandez moi, je vous posterai la traduction de la fin de l’article pour que vous puissiez vous faire une idée).
Sur le moment, je me suis moqué. Quelle idée ? Le voile ? Ça c’est bien un truc de soumise, de monothéiste ! Cela n’a rien à voir avec le respect du corps, ni avec le fait de l’assumer ou pas. D’ailleurs, sur pas mal de foras, cette histoire fait vraiment débat. Certains pointent, avec raison ou pas, le fait que certaines de ces païennes (surtout wiccans) pratiquent « skyclad » (le joli mot pour dire « le cul à l’air dans la forêt ») mais se voilent dans la rue. Apparemment, porter un foulard dans les cheveux serait incompatible avec un corps assumé. Pour ma part, je trouve qu’il y a, dans cette manie des païennes américaines à la sobriété de fringues et de mœurs, un genre de rapport d’attirance-répulsion avec les Amish. Je trouve, personnellement, que ce n’est pas archi-logique pour des païennes… Mais chacun sa route, à vrai dire. Elles en parlent beaucoup, le modèle de « vie simple » des Amish semblent en attirer beaucoup. Moi, pas vraiment. Et puis d’autres parlent carrément de Hidjab. D’autres encore de « tichel » (le foulard que portent les femmes juives, après le mariage). Ça pue le grand écart d’identité là… ^^

Mais l’autre jour, avant de sortir, Marc s’est « moqué » de moi en disant que j’étais voilée. Mon foulard (que je porte un peu comme un serre-tête) avait une tronche de turban.

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Pourquoi VieDeGarces m’écoeure…

J’ai failli titrer « Pourquoi VieDeGarces c’est de la merde ? », mais je n’ai pas eu envie de rentrer immédiatement dans le jugement de valeur. D’autant que ce n’est pas tant le site et ses créateur-rice-s qui me posent problème, mais plutôt tout le concept qui tourne autour (et les gonzesses qui y postent).
VieDeGarces c’est donc un Tumblr réalisé sur le modèle de VieDeMerde, les internautes y postent de petites anecdotes qui décrivent comme elles sont des garces parce que « en tout ange sommeille une garce ». J’ai découvert le site via une brève de Roomantic, sur twitter, il y a quoi… Presque une semaine, et j’avais relayé avec le petit mot acide qui va bien « Les humains me répugnent, parfois (souvent) : Vie de garces, la lie de l’humanité mesquine et vantarde. » Parce que sur le coup, les anecdotes ne m’avaient inspiré que du dégoût, et même un peu de honte… Celle de faire partie de la même espèce que ces gens. Hier, le compte twitter de VieDeGarces réagit et me dit que je suis « cruelle » et qu’il est « étonnant de dire [qu'elles sont] plus mauvaises que les autres ». Hm. Interesting.
Et comme je n’avais pas râlé ici depuis un moment, je me suis dit que ça ferait un bon sujet de râleries.

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On ne badine pas avec les Anglais.

Ça faisait longtemps que j’avais pas parlé sanguinolent, tiens.

Et, aujourd’hui, la formidable Daria Marx vient de me donner une raison de me transformer en bête immonde, hurlante et gesticulante. La féministe hystérique du cliché qu’on connait tous. Merci, Daria. Bisous. Je t’aime fort à la rose.
(Avant de lire cet article, je vous conseille donc d’aller lire le sien et de regarder la vidéo dont il est question.)

Voyez-vous, ici à Brest, les anglais ont débarqué depuis samedi. Mickey et toute la smala Disney sur le torchon. Je suis un jardin de coquelicots à moi toute seule. J’ai reçu du courrier de Rome, le Marquis est venu me rendre visite alors que je porte mes culottes françaises. La tante Flo est venue me voir à Montrouge. J’ai touché ma paye en rubis pour pouvoir faire relâche. J’ai cassé la gueule au porteur d’eau et repeins la grille en rouge pour l’effrayer. Les Indiens se sont installés en catimini pendant la male semaine !
Bref. J’ai mes règles.

Et figurez-vous que les règles, on le sait depuis toujours : c’est dégueulasse.
On perd des morceaux qui se sont décrochés de notre machin, le sang est soit très rouge soit marron et oxydé, on marine toute la journée dans des serviettes hygiéniques blanchies au chlore qui finissent par sentir le zombie défraichi et par embaumer une aire d’un ou deux kilomètres autour de nous. Pour un peu qu’on soit pas épilées, ça colle les poils entre eux et on est obligées de tirer comme une brute pour dégager les bouts de PQ qui se sont coincés dans le sac de nœuds pendant qu’on s’essuyait (ne niez pas). Ces jours-là, on est maudites. On se transforme en loup-garou infernal, on hurle à la Lune pour un bout de chocolat, 15 grammes de flurbirofène et un litre de whisky sans glace.

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Accès à mes chougneries.

Voilà, j’ai écrit mon article défouloir. Il est accessible là : Ce matin, je me suis pas levée.
Il est daté en février 2009 pour pas apparaître juste en dessous, et il est accessible par mot de passe, parce que je ne veux pas qu’il soit lu par tout le monde. Ces histoires, si ça me fait du bien de les écrire, ne sont pas forcément destinées à être rendues publiques.
Le mot de passe je le donne aux gens qui le veulent, que je connais, et en qui j’ai confiance. Si je n’accède pas à votre requête, c’est soit que je vous connais pas assez, soit que j’ai pas confiance en vous. Prenez-le mal si vous voulez, je m’en tartine royalement.

Non, je suis pas d’humeur. Voilà.
Bisous.

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Les vacances sont finies : On veut retourner à Dublin.

Salut à tous !
Comme vous avez pu l’observer, l’Avent Rush 2011 a, comme ses précédents petits camarades, périclité au bout de quelques laborieux jours.
J’assume pleinement les conséquences de cet échec en me retirant de la vie bloguesque.

Aha. Vous y avez cru, presque hein ?
Bref. Je vous souhaite une bonne année à tous, j’espère que vous avez passé de chouettes fêtes de fin d’année et que vous vous apprêtez à savourer pleinement ce nouveau tour de la planète, le dernier pour nous (krr krr krr).
Le Chevelu et moi avons passé des vacances marathon, excellentes !
Départ le 20 décembre pour la jolie La Rochelle, promenade sur l’île de Ré quasiment vide et gavage en règle par Belle-Maman. Ces premières fêtes en végétariennes ont été … Complexes. Même si Belle-Maman s’est montrée tout à fait serviable, l’odeur du boudin noir le premier soir ainsi que les tentatives répétées de me faire manger du foie gras m’ont tapé sur le système, un peu. Cela dit, entre tartes aux épinards, gratin de potimarron, pommes de terres sautées, mogettes et autres merveilles, je n’ose me plaindre.
J’ai eu droit à des fringues de hippie pour Noël et je me suis dégotté une jupe splendide, en soie et satin, artisanat Ouzbek, brodée à la main… 30€ au lieu de 80€ pour cause de déménagement de boutique et de fin de stock. Et c’est pas la jupe de hippie toute pourrite hein, non, c’est une vraie jupe jolie avec un tissu à tomber.
Après trois jours de ce traitement, nous sommes allés à Paris chez mes propres parents où pour le repas de Noël, j’ai fait cette chose-là qui était franchement à tomber. Pour Noël, j’ai eu des sous, SWTOR (qui nuit gravement à ma productivité depuis notre retour à Brest) et la malette make-up de ouf’ de chez Seph*ra qui me permet de me maquiller les yeux de toutes les couleurs tous les jours. Et ça m’amuse. Quatre jours et une visite de la Basilique Saint-Denis plus tard, déménagement vers chez Sœur où j’ai agonisé toute une journée à cause d’un rhume carabiné (ce qui m’a permis de geeker sur Assassin’s Creed 2 toute la dite journée), puis une visite à Châtelêt qui m’a permis de me rappeler à quel point je HAIS cette ville de dingues, surchargée, surpeuplée, bruyante, malodorante et désagréable. Alors que jusque là, j’étais plutôt happy les zoizos d’être à Paris. Le soir, dîner chez le Lama et son z’hom (c’était BON) qui m’ont offert un thé de Noël fabuleux qui disparaît (sparaît) à vue d’œil et une boule à thé avec un choupi mignon petit rat au bout de la chaînette.

Et, enfin : DUBLIN.

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Avent 12 – De retour de Rennes

Oui, donc j’ai sauté un jour pour cause d’absence. Je suis partie passer le week-end à Rennes avec ma Sorcière Bien-Aimée (krkrkr) dans sa super maison du bonheur.

J’ai savouré tant bien que mal le voyage en TER, la charmante compagnie d’une bande de supporters de foot atténuée par le spectacle absolument surréaliste d’un énorme nuage de brume sur l’Elorn.

Sinon, on a passé un excellent week end. On a mangé et on a parlé bouffe, comme toujours entre bouffeurs de graines. J’ai fait la rencontre de deux chouettes nanas, Lili et Nancy, et puis du coup, j’ai vu le Muh. Un bout de tribu pour une grosse bouffée d’air frais (très frais, c’est l’hiver).
Forcément, on a papoté très tard et on avait la tête dans le fion au réveil du lendemain, mais le stage de danse de Marylène a été très très bien. On a été manger dans un restau indien franchement délicieux et pas cher, et plus j’y vais, plus j’aime cette ville, finalement. Je m’y vois pas y vivre, parce que je me vois de moins en moins vivre en ville, mais c’est plutôt sympa comme ambiance. Et puis, on a échangé quelques faits divers glauques d’enfants dans les machines à laver et de carambars fondus dans l’urètre et j’ai fini par sauter dans mon TGV, en première classe (ET OUAIS… C’était moins cher à la dernière minute). Du coup, je n’ai pas, présentement, grand chose à raconter. Moi et mes muscles courbaturés, on a pris un bain et on va aller se coucher tôt. D’autant que, toujours corvéable à merci, je fais du remplacement à l’arrache à Quimper pour le boulot. -_-
En fait, nous sommes le 12 et donc l’avent me saoule déjà… Comme je n’ai pas de belles photos à poster, je me force un peu à raconter des trucs alors que je n’ai rien à dire et ça me gonfle.
Encore une fois, cette année, ça ne va pas durer aussi longtemps que les impôts cette histoire…. :p

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Avent 10 – Le jour où mon père a raté ma décapitation

Je triche un peu, cet article est programmé parce que je savais que je n’aurai pas le temps de l’écrire, je vous fais des infidélités avec des vrais gens de la vraie vie que j’aime ! *hippie sous LSD*

Bref.

L’autre nuit, j’ai fait un rêve franchement étrange. Ce n’était pas un cauchemar, même si ça aurait pu l’être vu le contenu. Je vous raconte.
J’ai la tête sur le billot, je vais mourir. J’ai été condamnée, pour une raison que je ne connais pas, à la décapitation à la hache. Et cette hache, c’est mon père qui la tient. Mais je n’ai pas peur, je suis d’un calme olympien.
La hache s’abat. J’ai un souvenir vraiment très net de cet instant, même plusieurs jours après. Je me suis sentie mourir, c’était vraiment particulier. Un peu comme quand on fait un malaise, mais en plus progressif. Je sentais le sang couler sur mes épaules, je me suis sentie glisser du billot. Je me suis enfoncée dans du coton, comme attrapée par un sommeil très lourd. C’était très … doux, en fait. Très calme et apaisant. Je vois le classique couloir et une lumière au bout.
Ma tête n’a pas été tranchée complètement, je m’endors presque.
Et je me réveille dans ma chambre, chez mes parents. Mais pas dans mon lit, sur un matelas.
Je descend prendre mon petit-déjeuner, en prenant bien garde d’avertir : Non, je ne suis pas un zombie. Oui, je vais bien. Juste un peu étourdie. Je fais attention à ne pas faire de mouvements brusques, de peur que ma tête ne bascule. Tout autour de mon cou, il y a une plaie tout juste refermée, rouge et à vif.
J’explique à mon père que c’est l’occasion de convaincre mes juges que je ne dois pas mourir, leur faire croire que c’est un signe divin. Je panique enfin un peu, je me mets à pleurer parce qu’il ne croit pas que ce soit possible et il se voit déjà devoir recommencer.

Voilà, c’est tout ce dont je me souviens, à peu de choses près. Je me suis réveillée juste après, le rêve parfaitement en tête, il était 4h01 et je me suis rendormie sans aucune difficulté. Au matin, le rêve était toujours là
Dans l’Encyclopédie des Symboles, sur laquelle je me suis ruée le lendemain matin, il n’y a qu’un court paragraphe sur la décapitation mais qui n’a fait que confirmer ce que je croyais.
Je sais qu’on interprête généralement plutôt des rêves récurrents, mais une sensation aussi nette, je n’ai pas envie de la laisser s’échapper.
Pas mal de sociétés « tribales », les Celtes notamment, décapitaient leurs ennemis tombés au combat, car leur tête aurait pu leur permettre de ressusciter. De plus, trancher la tête d’un ennemi permet aussi de s’octroyer sa puissance spirituelle, son esprit.
Il s’agit aussi, plus simplement, de mettre fin à des mécanismes, des fonctionnements.

Je n’avais pas peur dans mon rêve car la décapitation n’était pas une chose angoissante en elle-même, ce n’est que la peur de la mort ou celle d’être jugée injustement qui s’est manifestée à la fin du rêve, mais pas celle du détachement en lui-même.
Quelque chose s’est écoulé de moi, une fois la tête tranchée. Puis, je suis revenue à la vie.
Avec l’aide de mon père, j’ai tranché quelque chose, je l’ai laissé partir et je suis revenue à moi, nouvelle. Ce n’est que la peur de mes juges qui m’a fait revenir à la peur, autrement, je me sentais très légère et libérée. Comme si un énorme poids m’avait été ôté de la poitrine et que je pouvais respirer de nouveau.

Rien dans ce rêve ne m’étonne. Il y a des choses dont je dois me débarrasser, de vieux fonctionnements qui m’empêchent d’avancer. Je dois me détacher, au sens propre, de certaines choses. Et ça, je le réaliserai avec l’aide de mon pôpa.

Oui, Mr. Le Subconscient, j’ai pigé la leçon. ^^

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